Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 18:50

Cette année, les préparatifs de Noel ont été difficiles pour moi. Déjà parce que ça fait un an que ma grand mère nous a quitté et que donc, je n'ai plus aucun grands parents. Ensuite parce que le 19 décembre, c'est l'anniversaire du suicide de mon grand pere et ça, c'est toujours un peu dur.
Et aussi, beaucoup, parce qu'on sait qu'on ne sera que 4 pour Noel. Ma mere qui habite à Chambéry n'a pas de congé, donc elle ne vient pas. 
Mon père qui habite à Strasbourg ne vient pas non plus car sa copine a des journées de dingues avec la liquidation de la boutique dont elle est gérante.
Comme le copain de ma mère a insisté pour qu'on aille chez eux, ma mere ayant le moral a zero de ne pas passer Noel avec ses petits enfants (c'est vrai, moi je m'en fous de ne jamais voir mes parents, et que mes enfants ne connaissent que par téléphone leurs grands parents........), et que partir à 4 avec tous les cadeaux de Noel(des velos entre autre, bien sur..), ça nous tentait pas vraiment, j'ai dit à mon frere d'y aller. Sachant en plus que ma mere est SDF en ce moment et qu'elle vit en transit chez son homme, ça nous tentait encore moins.
Nous voilà donc seuls, à 4, moi qui ait toujours fêté Noel en famille. Petite, on etait dans la maison de campagne de ma grand mere maternelle, à Epaux Bezu près de Chateau Thierry. C'etait la grand fête. Il y avait mes cousins, comme à toutes les vacances. On etait docn 5 enfants, plus nos parents, ma grand mere et mon arriere grand mere. En général, au moins 11. C'etait une ambiance magique... 
C'est dur de me dire que mes enfants ne connaissent pas ça. ET qu'ils n'auront meme pas leurs grand parents pour Noel. Les parents de Cedric vont à Saumur chez la grand mere, comme tous les ans.
Ca me fait mal pour Noel, mais pas seulement... Ca me fait mal pour tout le temps. Je n'ai pas de famille par ici. Enfin, si, celle que j'ai construit: mon homme et nos enfants. MAis pas de parent ou de grand parent. Personne pour nous épauler, personne pour garder les petits si on veut sortir (notre dernier ciné à 2, c'etait en juillet 2006). Pas de mamie gateau, pas de papy bonbon...
Petite, mes deux grands meres venaient chacune une fois par semaine nous garder. Ma grand mere maternelle, Ninette, c'etait le mardi. Du coup, on n'allait pas à la cantine, elle nous faisait des tournedos. C'etait chouette. Ma grand mere paternelle, Mamette (c'est elle qui est morte il y a un an) ,c'etait le jeudi. Juste après l'ecole par contre, pas le midi. Elle me faisait mon chignon et m'emmenait à la danse.
Si on était malade, une des deux venait nous garder. Mes parents n'étaient pas seuls, ils savaient qu'ils pouvaient compter sur elles. 
Moi je me sens seule. 
Il y a trois semaines, nous avons tous eu la gastro. Pour les enfants, c'est passé en quelques heures, à peine (Tomy, en 6 heures, merci le tété). Moi, j'ai été terrassée. Le vendredi, je ne pouvais même pas me mettre debout sans tomber dans les pommes. Et j'étais seule avec Tomy... Je n'ai même pas pu lui faire à manger, heureusement qu'il ne voulait que le tt, car il avait été malade dans la nuit. Je me suis sentie encore plus mal de voir à quel point j'étais seule et sans ressource, sans aide, sans personne... Sans même pouvoir m'occuper de mes enfants.
Mes parents ont leur vie, ils doivent la vivre bien sur. Mais qu'on ne cherche pas à me faire culpabiliser parce qu'eux ont décidé de partir loin et que leurs petits enfants leur manquent. Parce que moi, non seulement mes parents me manquent. Mais en plus, je ressens très fort le poids de la solitude, du manque de famille. Loin, très loin de toi.

Alors, du coup, j'ai proposé à Cedric de fêter Noel plus tard.. Le 24 au soir, un petit Noel entre nous, pour que personne ne dise aux enfants que c'est pas normal que le Pere Noel, bé il est déjà passé partout. Puis la grande soirée après...Samedi 29 en fait. Et du coup, ma mere sera là, ainsi que ma tante. Peut etre mes cousins. Et des amis. Nous allons etre assez nombreux. Ca va être la fete, vraiment, et j'en suis ravie, même si Cedric rale qu'on sera trop, qu'on ne pourra pas faire dormir tout le monde, ni meme assoire (on mettra les chases du jardin, qu'importe). 
MAis après, Noa continuera a s'inventer des souvenirs avec ses grands parents. Et nous serons toujours nous 4 au quotidien. Juste nous 4....

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 09:48

J'ai reçu le livre de Mélinda Coss que j'ai trouvé sur ebay, vu qu'il n'est plus édité. Il est magnifique et donne envie de sortir de suite pour aller acheter de la soude et faire des savons.
Jusqu'à présent, je n'ai pas osé tenté, je me suis contentée de Melt and Pour et de refonte, l'idée de me servir de la soude avec les enfants m'effrayait trop.
Pourtant, qu'est ce que ça fait envie de voir tous ces beaux savons sur les blogs, toutes ces magnifiques recettes des filles qui les font elles même. Et ça ne semble pas si compliqué. Elles utilisent la soude sans problème.
Alors, je pensais profiter des vacances de Noël et de la présence de Cedric pour me lancer. En recevant le livre, j'étais hyper convaincu. Wouhaaaaa, les photos, les recettes, vite, donnez moi mes clefs de voiture que j'aille acheter de la végétaline....
Rien que quand on voit la couverture du livre, on bave  (même si ce sont des bombes de bain et pas des savons, et que les bombes de bain, bé j'en fais déjà)

delicieux-savons.jpg

 




Alors, j'etais là, fébrile, à feuilleter mon livre, hyper convaincue que, oui, c'est décidé, je vais me lancer... Et c'est là que je lis les mises en garde sur la soude... Avec préciser qu'une projection peut faire une lésion cutanée grave. Et, mieux encore, qu'ingérer un grain peut provoquer la mort............................... Il y a comme un froid qui s'est abattu sur moi... Mais ou, a part dans un coffre fort puis-je ranger la soude pour être certaine que jamais, JAMAIS, un de mes gnomes n'y touche??? Je veux dire, pour que moi, je me sente persuadée qu'ils ne craignent rien... Mais comment font les autres mamans pour être sereines??? Et si un grain tombe sans que je le vois? Et si, et si, et si?
Bon, et si je ne me mettais pas au savon???

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 09:21

C'est assez régulièrement ce que me dit mon homme le soir alors que lui va se coucher et que moi, je regarde une série. En général, il est tard. ET je me couche donc plus tard encore. Et je suis épuisée. 
Mais ce moment ou tout le monde dort et ou je peux regarder quelque chose qui va parfois jusqu'à mettre mes neurones au niveau 0, c'est MON moment à moi. Celui ou je n'ai pas d'enfant sur moi, qui crie, qui réclame, le moment ou je peux souffler vraiment et entendre des adultes parler.
J'adore mes enfants, mais je suis seule avec eux toute la journée. Et une bonne partie de la soirée puisque Cedric n'est jamais là avant 20h15. Voir plus les mauvais jours (comme cette semaine, vraiment pourrie...). Je ne sors pas à part pour aller chercher Noa au bus, ce qui me permet d'énooooormes conversations avec les autres parents, genre "Bonjour, ça va?"
Ici, point de commerce, nous sommes 120 dans le village, il n'y a même pas une boulangerie, rien. Et je dois prendre la voiture pour aller ou que ce soit. Donc, en général, je ne sors pas pour ne pas consommer/polluer.
La solitude des mères au foyer en général est immense, mais je crois que dans les petits villages, c'est encore pire. Evidemment, je ne regrette pas notre décision d'habiter ici, c'est extra pour la nature et les enfants. Mais parfois, c'est dur. 
Alors, le soir, me prendre ce temps de décompression pour voir quelque chose qui me fait plaisir, ce temps rien qu'à moi, j'y tiens. Même si parfois, c'est pour voir des séries débiles...
Je me suis fait tout Sex and the City comme ça. Jubilatoire. Là je suis sur Dawson. C'est moins fun, mais j'aime.
Je crois que mon homme ne comprend pas. Il ne comprend pas comme parfois, c'est dur ce désert social.  Mais ça fera surement l'objet d'un autre message. 
Parce que là, je voulais surtout parler de mes séries de nuit... Parce que non, je n'ai pas honte de regarder mes épisodes de Dawson au lieu d'aller dormir, non non non. Non mais oh... Par contre, je me demande ce que je vais bien pouvoir regarder quand ce sera fini... Peut etre me refaire Buffy. Ahhhh, Buffy... Mais là aussi, elle mérite au moins un post à elle seule....
Je crois que je passe vraiment pour une zinzin à agir comme ça. Regarder la télé au lieu d'aller dormir... Sauf que même la nuit je m'occupe des enfants, vu que Tomy dort beaucoup au sein. Donc même en dormant je m'occupe de lui... Alors, est ce que je n'ai pas le droit de m'accorder ce petit luxe, quitte à être un peu fatiguée le lendemain?

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 12:36

Je l'ai déjà dit, mais Tomy ne connait pas les poussettes. Il a toujours été porté et c'est encore le cas... En écharpe la plupart du temps, surtout pour les durées un peu longues. Ca reste vraiment le top du top...
Mais au fur et à mesure, je me suis prise au jeu des mei tai que j'adore coudre...
Tomy apprécie aussi, la preuve en image, il dort en tétant, du coup, je l'avais mis devant, mais dans le dos, c'est top aussi... 

pict0023.jpg

 




Mais j'ai voulu l'améliorer, surtout au niveau de la ceinture (qui n'en était pas une en fait à ce moment)...

ensemble-sabine.jpg

 



J'ai donc fait une ceinture, un peu comme le yamo, qu'on peut replier quand c'est un nourrisson, qui est rembourrée sur une partie de la longueur et enserre bien le dos. Du coup, c'est encore plus agréable!!
Et voilà comment faire aimer le portage traditionel à ceux qui pensent qu'un porte bb cracra est mieux...

PICT0179.jpg

 

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires
Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 12:13

 

 

J'ai eu envie de faire un autre cadeau spécial pour ma belle soeur. Je ne suis pas sure que ça lui plaise vu qu'elle aime les produits de marque, mais en tout cas, ça a été fait avec le coeur (et un peu d'huile de coude vu que je n'ai pas retrouvé mon batteur).
Je me suis inspiré du gommage souffé de Réo que j'ai transformé. Je voulais ne texture mousse pour se laver sous la douche, mais très hydratante.
Mon homme m'a dit "on en mangerait", ce qui est un exploit vu son peu d'enthousiasme quand je lui demande de sentir mes productions... Un peu d'indulgence par contre, je débute tout juste :)
J'ai bien essayé de prendre une photo de l'intérieur, mais en pleine nuit avec le flash, c'etait super flou... Ca reste une texture agréable mais un peu trop ferme à mon gout, le prochain coup, je mettrais plus de savon...

mousse-choco-copie-1.jpg

Voici la recette:

Phase A
30 gr de beurre de karité
30gr de beurre de cacao
7,5 gr de cire émulsufiante

Phase B
15 gr d'huile de coco
75 gr de savon liquide
7,5 gr de lécithine de soja

Phase C
7,5 gr de glycérine végétale
6 gr d'amidon de mais
2 capsules de vitamine E
Citrozine
1 cas de cacao en poudre

fragances chocolat et orange

Vous faites fondre la phase A au bain marie, puis vous y rajoutez la phase B. Bien fouetter et placer au congélateur 5 mn. Refouettez, puis replacer au congélateur jusqu'à obtenir une belle texture crémeuse, comme une chantilly. Ajoutez la phase C puis le cacao et les fragances.

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 12:03

 

J'ai très envie de mettre ici le magnfiique texte de Charlotte (reine doula) en réponse aux attaques des professionnels du médical. Il est si beau et si plein de sens... On peut le lire ici, sur le site des doulas bien sur.
Au passage, les journées des doulas 2008 auront lieu les 30,31 mai et 1 juin 2008 à la Résidence internationale de Paris, alors, réservez les dates! 

Les doulas: l'arbre qui cache la forêt.

Comment quelques femmes en France qui réinventent une façon de soutenir les femmes, les hommes autour de la naissance, en créant en France les doulas, qui existent dans beaucoup de pays (et non pas seulement une « mode » venue des Etats-Unis »), comment font-elles pour susciter autant de réactions des Conseils médicaux, lorsque justement leur fonction n'arrive qu'en complément du médical ? Comment ont-elles réussi à faire parler du manque de sage-femme bien plus que dans les dernières années, par leur seule existence ?

Les femmes ont toujours accompagné les femmes. Les femmes se réunissaient, échangeaient des conseils, se passaient les recettes de grands-mères en petites filles, dans une solidarité, une sororité évidente.
Aujourd'hui, cela n'est plus toujours le cas. De nombreuses femmes témoignent de ce manque de transmission, d'un vide immense.
D'autre part la fonction de mère, cette image presque sacrée d'amour infini et inconditionel, a écopé en plus de ces attentes, de nouvelles responsabilités. La mère est responsable du bien-être physique de ses enfants, médical, mais aussi psychologique. Les articles se succèdent proposant des chemins différents mais tous affirmés comme étant indispensables à l'équilibre de l'enfant et de l'adulte qu'il deviendra. Allaitement ou biberon, sommeil, alimentation, les injonctions viennent de partout, pédopsychiatres, pédiatres, sages-femmes, journalistes, auteurs...
La place du père est aussi devenue la responsabilité de la mère. Quelle mère n'a pas entendu qu'elle ne laissait pas sa place au père, qu'il faut le laisser faire à sa façon, penser à retrouver sa vie de femme... Et c'est encore à elle que revient la réussite ou l'échec.
Le père lui a la responsabilité de protection, mais aussi d'être un nouveau père, de changer les couches, d'être là à l'accouchement avec si souvent comme seul outil... un brumisateur. Quel est son vécu, à cet homme, face à la femme qu'il aime traversant ce passage, face à la naissance de son enfant ?

La grossesse est médicalisée, suivie par différents professionnels parlant un langage rarement accessible. On informe les femmes des tailles et positions de leur col de l'utérus, quand bien souvent elles ne savent pas à quoi cela correspond. L'accouchement est une routine bien réglée, et l'on entend « ne vous inquiétez pas nous savons ce que nous faisons ». Bien sûr, et heureusement !
Mais pour cette femme, cet homme, c'est la naissance de leur enfant, un moment unique, fondateur dans leur vie. Et nombreux sont ceux qui témoignent s'être sentis « dépossédés », volés de cet instant, voire traumatisés.
Le suivi après l'accouchement est quasiment inexistant. Trois à cinq jours à la maternité, avec des conseils à nouveau contradictoires selon l'équipe, et retour à la maison. Et là, qui appeler ? Qui viendra prendre soin, transmettre à la jeune mère ? Pour celles qui reçoivent de leur famille, de leurs amis, c'est merveilleux, mais pour les autres&nsp;?

Ceci n'est pas une accusation des pratiques médicales. C'est un constat, issu de la parole des parents. Les sages-femmes font un travail remarquable dans des conditions parfois épouvantables. Avec amour et attention, elles prennent soin de cette femme, qu'elles ne connaissent pas, le jour de la naissance de son enfant. Elles prennent soin parfois de 5 femmes en même temps. Sans avoir les moyens de connaître l'histoire de ce couple, de cette grossesse, de cette famille. Elles ont le savoir médical qui permet d'accoucher en sécurité, et c'est ce qui permet de pouvoir aujourd'hui se poser la question du bien-être psychologique. Elles ont aussi le savoir humain. Les obstériciens sont compétents, savent faire les gestes indispensables. Les équipes de puéricultrices, d'aides soignantes souhaitent aider les femmes.
Mais quand il n'y a pas de politique commune au sein d'un hôpital, chacune amène son savoir, à sa façon. Sans souvent se rendre compte que ces informations contradictoires sont extrèmement difficiles à gérer pour les jeunes parents.
Les PMI aimeraient prendre le relai. Cependant l'information ne passe pas si facilement entre le lieu de naissance et le lieu de résidence. Les moyens sont limités et, comme c'est logique, ils sont attribués en priorités aux familles en difficultés. Pourtant, les difficultés sont parfois muettes, difficiles à voir, et les chiffres de la dépression post natales sont très élevés.

Les parents aujourd'hui demandent un autre écoute. Les parents aujourd'hui expriment une demande, expriment leurs blessures, expriment qu'ils ont besoin d'une autre forme de soutien.
Les parents savent que cela n'enlèvent en rien ce qu'ils reçoivent par ailleurs, comme ils en témoignent. Ce n'est pas parce que notre soeur nous écoute, que nous n'avons pas besoin que notre mère en fasse autant. Même si la sage-femme qui suit ce couple est disponible, accueillante, à l'écoute, qu'elle a les moyens d'exercer pleinement son savoir et son humanité, les parents font parfois la demande d'une doula. Certaines sages-femmes sont aussi heureuses d'avoir une passeuse de relai en la personne de la doula. Cette femme qui connait l'histoire du couple peut la transmettre à la sage-femme, ce qui lui permet de travailler d'une bien meilleure façon.

La question est sans doute : quelle est cette société où nous avons besoin de doula ?
Pour que des femmes soient disponibles pour venir écouter les futurs parents, il faut lui en donner les moyens, et cela passe par une rémunération.
Pourtant nous rémunérons des nourrices, assistantes maternelles pour prendre soin de nos enfants. Ont-elles des formations poussées pour cela ? Pourtant c'est souvent la personne qui va nous donner des pistes pour mieux comprendre nos enfants, avec son expérience d'avoir vu grandir de nombreux enfants, avec tous les échanges qu'elle a eu avec les parents. Oui, dans notre société, nous ne pouvons plus compter sur le cercle familial pour s'occuper des petits lorsque les parents travaillent. Et la fonction de nourrice s'est professionalisée.

Alors oui, aujourd'hui, la femme qui écoute la femme pendant la grossesse, qui écoute l'homme, qui peut transmettre l'expérience d'autres femmes, qui peut faire le relai avec les équipes dans les histoires difficiles, c'est une doula. Et elle se professionnalise, se dote d'une charte, et fait tout son possible pour mettre ses forces au service de la profession de sage-femme. Nous envoyons les couples vers les sages-femmes, rétablissons des dialogues qui parfois étaient fermés. Nous écoutons la colère, et aidons à la transformer en quelque chose de positif. Nous sommes aux cotés de la femme, pour transmettre les expériences d'autres femmes. Nous prenons le téléphone pour appeler nos réseaux lorsque cet accompagnement sort de nos compétences. Parce qu'une femme en dépression n'est pas forcément capable d'appeler plusieurs services et raconter son histoire pour trouver le psychologue ou psychiatre qui pourra la prendre en charge. Parceq u'une jeune femme isolée qui vient d'accoucher a parfois une peur panique des services sociaux qui pourtant pourraient l'aider. Alors nous tissons des liens, nous écoutons, nous transmettons, nous sommes là pour ça. Pour les parents qui le demandent, pour ceux qui n'ont pas ce soutien dans leur cercle.
Nous sommes là pour accompagner des femmes qui ne parlent pas français et faire le lien entre des professionnels et ces femmes. Ou des femmes malentendantes. Nous sommes là pour les femmes seules aussi. Nous sommes là car ces femmes, ces hommes nous en font la demande.

Et si demain cette demande n'existaient plus, quel bonheur ! Si demain les voisines prenaient le temps d'écouter cette femme qui pleure le soir avec son nourrisson en remontant ses packs d'eau. Si des groupes de parents se créaient dans tous les quartiers. Si les sages-femmes avaient le temps de faire leur travail pleinement, en expliquant les termes non compris, en écoutant les demandes spécifiques des couples, en étant une personne de référence tout au long de la grossesse. Si les PMI avaient les moyens de venir voir les jeunes parents à leur domicile pour prendre le temps d'écouter toutes les questions dites « idiotes » qu'ils se posent.

Si demain nous n'avions plus besoin de doula, c'est que la société aurait changé et ce serait la plus belle récompense.
En attendant, nous entendons ces témoignages de difficultés autour de l'attente d'un enfant. Professionnels, et surtout parents. Et les doulas ne viennent et n'ont une légitimité que par la demande des parents.

Nous créons notre emploi, c'est un service à la personne. Comme nous avons besoin de personnes pour nous aider à nettoyer notre maison, à s'occuper de nos enfants, à les aider dans leur programme scolaire (être étudiant donne-t-il une légitimité pour s'occuper d'écoliers ?), à nous couper les cheveux, nous avons besoin de femmes pour nous écouter et prendre le temps de nous aider à faire le tri dans les conseils multiples.

Si au lieu de polémiquer, nous prenions le temps d'entendre ces demandes, ces témoignages, ces détresses parfois ?
Si les conseils de l'ordre acceptaient de nous rencontrer plutôt que de nous diaboliser, acceptaient de voir nos efforts pour développer une formation, basée sur une éthique et une charte ? S'ils écoutaient les sages-femmes, médecins, auxiliaires de puériculture, etc... qui chaque jour témoignent positivement de leur collaboration avec une doula ?

Peut-être alors découvrirait-on que ceux qui ont des demandes sont les parents, que la solidarité entre femmes n'est pas une antiquité mais une nécessité réelle, et que c'est ensemble que nous souhaitons avancer.

Charlotte Marchandise Fajardo
Octobre 2007

 

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 11:46


Voilà une chanson qu'on m'avait fait découvrir alors que Tomy était tout bébé... Je suis retombée dessus et il a adoré. Il veut SA chanson tout le temps, et moi, je pleure régulierement en l'entendant ou en lui chantant... Il est dé"jà tellement grand et en même temps, encore si petit. Il continue à téter tant de fois par jour ( et par nuit...........) que je ne peux même pas compter. Mais comme j'aime ce contact, ce partage entre nous et tout l'amour qui s'en dégage...

tomy-tt.jpg





Pour celles qui en connaissent pas, voici de quoi verser votre larme: http://www.archive.org/details/VeroniqueLECOMTEPetitpotdecolle
Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 11:38

 

Cette année, nous avons décidé, vu les finances de faire beaucoup de nos mains... Et donc, d'offrir aussi des paniers maison.
Voici ceux confectionnés pour la famille de mon homme.En plus des paniers, il y avait aussi pour chacun un peignoirs et une serveittes brodés avec un dessin qui leur correspond (enfin, normalement...) Vous ne verrez pas les peignoirs et serviettes brodés qui ont été emballés...
Le bazar de la table avant mise en panier:
Il y a donc un savon au miel et à l'huile de coco parfum Fleur d'oranger, le meme parfum coco, une bombe de bain chocolat, un fondant de douche coco (recette de réo), un fondant de douche fleur d'oranger, une boule moussante pina colada, deux gels après rasage anti feu, deux baumes petites mains (l'un est pour le cheri d'isa), un fondant de douche (le mouton) tarte pomme cannelle, trois baumes anti migraine recette de Tallulah), un sachet de bonbombes de bain sous le figuier, un shampooing lavande, un fleur d'oranger, un savon au lait et à la rose, un savon au beurre de karité parfum tarte pomme cannelle, une bougie de massage (on s'en sert pour se massage le corps) fleur d'oranger, des huiles d'olive à l'ail, des vinaigre de vin maison, des confitures maison (peche, abricot, mirabelle). Je crois que c'est tout...



Et dans les paniers:
Celui de mon beauf et de ma belle soeur, très fleur d'oranger:



Celui de mes beaux parents:



Celui de la grand mere de Cedric:



Voilà, après j'ai toute ma famille à faire..............................

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 19:28



J'ai écrit son récit de naissance un mois et demi après sa venue au monde... c'etait il y a plus de 2 ans à présent et c'est toujours le moment le plus fort de ma vie je crois. Pas le plus beau, car de ce coté, c'est à égalité avec la naissance de Noa. Mais quelle intensité!!
Il est en lecture sur le site Périnatalité, dans les témoignages de naissance: http://perinatalite.over-blog.com/10-categorie-10250586.html




J'avais passé les dernières semaines à stresser en me disant que je n'étais pas prête, qu'il me manquait plein de choses pour l'accouchement, bref, à angoisser car il n'était pas encore temps dans ma tête pour que Tomy naisse. Ca avait été un peu pareil pour Noa 3 ans avant.

J'aime être enceinte et sentir mes bébés en moi, les garder précieusement contre mon coeur, en sachant que je les protège du monde extérieur. Alors, bien sûr, l'idée de les laisser sortir pour les partager avec le reste du monde ne vient pas comme ça...

Et puis, quelques jours auparavant, ça allait mieux : comme on venait d'acheter une maison et qu'on devait déménager 15 jours environ après l'accouchement, Cédric était à fond dans les travaux et on venait de décider que ce serait bien que Tomy arrive le 26 ou le 27 juillet. J'avais besoin de ça pour me rassurer, d'une date qu'on aurait choisi, comme on l'avait fait pour Noa, même si on savait bien qu'on n'avait aucune prise là-dessus.

Le mardi 20, j'ai eu une crise hémorroïdaire terrible, et je me disais que cela devait être le bébé, vu que depuis quelques jours, miracle, plus de constipation. La nuit a été très pénible, je ne pouvais pas dormir, j'avais très mal. Ceux qui n'en ont jamais eu ne doivent pas comprendre, mais c'est vraiment très douloureux. Au matin, vers 7h20, je fais un mouvement et je sens du liquide. Je me dis que c'est une petite fuite urinaire et en me mettant debout pour vérifier, ah non, je perds les eaux.

Je secoue Cédric pour lui dire : " Oh non "… Il me refait exactement la scène de Noa : perte des eaux sans contraction, réveil du bonhomme et " oh non " de sa part, tout endormi… Comme une impression de déjà vu. Je me mets juste à espérer que le travail sera moins long que pour Noa, car j'ai toujours en tête le protocole de l'hôpital où j'avais accouché et je me dis que j'ai 24h pour faire naître mon petit.

J'appelle G., ma sage femme pour lui dire. " T'as pas la voix d'une femme qui accouche " Non, en effet, je n'ai aucune contraction, juste toujours très mal aux fesses à cause de ces bon dieu d'hémorroïdes. On convient donc qu'elle passera dans la matinée. J'appelle ensuite Isabelle, celle que j'ai choisi pour être prêt de moi, pour m'accompagner et éventuellement gérer Noa s'il était là.

" Isa, j'ai perdu les eaux ", " C'est vrai ? Non, tu rigoles… ". Pourquoi les gens ne me croient jamais quand je dis ça, à 8h du matin… Elle me dit qu'elle prévient son boulot qu'elle ne vient pas et qu'elle sera là dans 1h.

On prépare Noa pour aller chez sa nounou en lui disant que peut être quand il rentrerait ce soir, le bébé sera là. Cédric l'emmène et je continue à fuir. Je sais pour l'avoir vécu pour Noa que je vais perdre les eaux comme ça jusqu'à ce que j'ai accouché. Heureusement, j'ai un bon stock de serviettes…

Isa arrive, on discute, G. arrive aussi, on fait un peu le point. Elle ne m'examine pas, pas la peine, ça n'a pas l'air très avancé, on ne peut toujours pas dire que j'ai des contractions. J'ai du mal à marcher, oui, mais toujours à cause de mes problèmes d'hémorroïdes qui vont durer jusqu'en début de soirée.

La journée passe doucement. On discute, Isa, Cédric et moi. Je prend l'homéopathie que m'a donné G. pour aider le travail à se mette en route, ils me massent avec le mélange d'huile que j'avais préparé pour l'accouchement, je marche… Pas grand-chose semble bouger, j'ai des contractions, quelques unes, pas régulières, pas douloureuses. Je me bloque un peu car j'ai peur des hémorroïdes, peur d'avoir trop mal lors de la poussée… Ca avait été ma crainte durant la grossesse et ça ressort à présent. Finalement, je me détends à ce niveau, j'ai moins mal. Les contractions arrivent un peu, mais toujours pas régulières.

On va tous chercher Noa, la nounou me voit " ben alors Claire, il est toujours pas là ? " Eh oui, c'est ce que tout le monde me répète au téléphone tout au long de la journée. Je commence à penser au compte à rebours, ces fameuses 24h que j'ai en tête. Ca me fait peur, je ne veux pas aller à l'hôpital…

G. appelle pour savoir ou j'en suis, si elle peut rentrer chez elle ou si c'est imminent. Ca ne l'est pas, on décide qu'elle rentre. Avec Isa, nous allons faire une grande balade pendant 2 heures, environ. On parle tranquillement, de nos accouchements respectifs, de mes peurs… Je sens que ça bouge, les contractions commencent à être sérieuses. Je suis contente, en plus, j'arrive à marcher à peu près normalement.

On rentre pour manger avec mes hommes, il est près de 21h30. Je me dis qu'à l'hôpital, je ne pourrais pas vivre ces moments avec eux, ni manger le repas que mon amoureux nous a préparé. Il est allé faire des courses pour nous préparer un bon dîner, le dernier avec un seul de nos fils. Je me dis que n'importe comment, demain, le petit frère de Noa sera avec nous. C'est une grande étape pour lui aussi. Lui qui n'est pas propre qui n'a jamais fait dans le pot ou les toilettes de lui-même, voilà que durant le repas, il va faire pipi dans la cuvette. Comme nous sommes tous fiers !!!

Je me sens bien, entourée d'amour, celui de mes hommes et celui d'Isa, qui me soutient de sa présence. J'ai confiance en eux, je me dis qu'il reste encore pas mal d'heures et que tout ira bien.

Mais malgré tout, les contractions me semblent moins régulières. Isa essaie de me rassurer, on ira encore marcher plus tard. Tout au long de la journée, j'ai parlé à Tomy en lui disant comme j'ai hâte de le rencontrer et comme je suis heureuse de sa venue. Là, je commence à lui demander de m'aider pour qu'on puisse l'accueillir comme on le souhaite. Cédric va mettre Noa au lit et il finit lui aussi par aller se coucher. Il est très fatigué, je le comprends mais je lui en veux un peu. Enfin, en fait, il sait que je ne suis pas seule puisque Isa reste avec moi. Mais je suis fatiguée aussi, j'ai si peu dormi la veille. Pourtant, je ne peux pas me permettre de rester allongée, il faut que j'aide mon corps à s'ouvrir pour mon bébé. Et ça n'a pas l'air très bien parti. A 23h, je vais faire 3 kilomètres de vélo elliptique, je suis épatée d'être capable de tenir 10 minutes dessus, je ne pensais pas avoir encore du souffle. Tomy doit avoir la tête qui tourne avec tout cet oxygène. On ressort marcher Isa et moi, il fait nuit, c'est calme, comme si le monde nous appartenait. C'est un beau moment, je le savoure. Tomy s'agite toujours dans mon giron, je regarde mon ventre se déformer, un peu nostalgique en pensant que bientôt il sera tout vide…

J'ai des contractions toutes les 5 minutes, je commence à y croire. Je dors un peu, en mettant mon réveil toutes les 30 minutes pour prendre l'homéopathie. Je sens que les contractions s'espacent, alors, je retourne faire du vélo. Tout, je veux tout faire pour aider mon bébé. Je prends le tire lait, et je me mets à stimuler mes seins. Ca marche, j'ai plus de contractions. Toute la maisonnée dort, je suis seule avec mon bébé, je lui parle… Mais il doit prendre des forces lui aussi, il ne répond pas. Puis, je vois arriver Isa, toute endormie. Elle reste près de moi, se rendormant sur le canapé pendant que je regarde un DVD. Eh oui, à 3h du matin, y a pas de programme intéressant… Les heures passent, il est 6h, et les contractions s'éloignent.

J'ai peur… Peur de devoir aller à l'hôpital, peur de ne plus être capable de protéger mon bébé contre les agressions qu'il risque de subir là bas, peur de ne pas être capable de me protéger moi-même. Et je me sens si fatiguée… J'ai du dormir 5 heures en deux jours…

Vers 7 heures, on appelle G. Je tremble en lui parlant. Elle me répond, tranquille " oh, ce sera sûrement pour cet après midi ". J'ai donc du temps ??? Je ne suis pas bloquée sur 24h ??? Quelle idiote j'ai été de ne pas lui en avoir parlé avant !!! D'un coup, je me sens complètement zen, rassurée. Il est 8h, et je vais dormir, sans plus aucun stress. Isa me dit qu'elle va aller à son travail mais juste le matin. Elle reviendra en début d'après midi. Et G doit venir vers 12h30.

Je dors, bien, tranquille et me réveille vers 10h30. Surprise, j'ai des contractions toutes les 5 minutes. Mais je reste prudente. Je vais discuter un peu sur l'ordi, à 11h30, avec des contractions toutes les 3 minutes, pas mal douloureuses, je décide de prendre un bain pour voir si elles persistent. Noa est chez la nounou, Cédric près de moi. A 11h50, les contractions sont toujours là, fortes présentes. Mais elles n'empêchent pas Tomy de remuer, et ça me remplit de joie. Mais je sens que ça pousse… J'attends, ça continue, du coup je n'ose plus bouger… Je le dis à Cédric, qui ne sait pas trop quoi faire. G. arrive à 12h20, tous les deux m'aident à sortir de la baignoire. Je ne voulais pas le faire avant, de peur d'accoucher avant l'arrivée de G…

Ils préparent notre chambre puisque c'est là qu'on a décidé d'accoucher, je me mets péniblement sur le lit… Les contractions tant attendues sont là, et elles veulent me le faire savoir !!! G. m'examine : 4 centimètres… Elle m'annonce plutôt l'arrivée de Tomy pour la fin d'après-midi et me conseille de marcher. Pas facile pour moi de me remettre debout… J'ai mal pendant les contractions et aussi entre. Ca me prend dans le dos. En plus les contractions sont à 2 minutes…

On décide de redescendre (la chambre est à l'étage) car G. et Cédric ont faim, ils veulent commander une pizza. Ils me proposent d'en choisir une aussi, mais vraiment, là, manger n'est pas dans mes préoccupations. Je marche, je souffle, je m'étire, j'ai mal. Vraiment. Et je me dis que je ne tiendrais pas des heures comme ça, à ce rythme. Pour la première fois, je me demande si je n'ai pas fait une bêtise… Je ne suis qu'à 4 cm, j'en ai encore pour des heures… Je ne pense pas réussir à gérer la douleur si longtemps.

Et mes reins !..... Sans compter que ça recommence à pousser. Je le dis à G, elle pense que peut être, c'est le bébé qui appuie sur le rectum. Mais c'est vrai qu'on voit que mon ventre est encore haut, Tomy n'est pas descendu. J'allonge juste le haut du corps sur la table pour m'étirer. Mais je pousse en même temps… G. finit par me dire " Eh, pousse pas trop quand même ! ". Mais je ne peux pas, c'est plus fort que moi. Je suis juste à l'écoute de mon corps, c'est tout ce que je peux faire… Elle me propose de me réexaminer, un peu pour me faire plaisir… Je m'allonge sur le canapé (pas simple…) ; et elle me dit " ah oui, ça avance vite, t'es à 9… " Neuf ????? J'ai du mal à y croire, mais je comprends mieux pourquoi j'ai si mal… Les contractions ont mis du temps à venir, mais une fois là, elles ne rigolent pas !!!

G. appelle Cédric pour qu'il nous aide à monter " c'est tout de suite si tu veux accoucher là haut ". J'ai du mal à me lever, je reste bloquée, appuyée sur la table basse… " Laisse tomber,sinon, je t'accouche dans les escaliers ! Cédric, ramène tout ici, viiiiiiiiiiiiiiiite !!! "

Les voilà qui se dépêchent de protéger le canapé, mon Cédric qui pose la camera sur pied et lance la bande… Je me mets à 4 pattes et je pousse… Je m'entends crier, j'ai un peu peur d'effrayer Cédric, mais je ne peux pas m'en empêcher. Ca m'aide, ce n'est pas vraiment que ce soit douloureux, ce stade est dépassé… Je pousse 3 fois et je sens qu'il sort… Je sens que ça bruuuuuuuuuuuuuuule… C'est la tête et d'ailleurs mon cri est différent… Entre les contractions, ça va… Mais je sens, oui, mon bébé ça y est, il sort…. Il soooooooooooooooooooooooooooort, il glisse de moi, et tombe dans les bras de son papa. Et la douleur est finie, plus rien, juste mon petit bonhomme qui est là, tout surpris de la rapidité… Il est 13h13… Il est beau, tout lisse, pas fripé, mais en même temps, il n'est pas du tout resté dans la bassin, il y a fait un passage éclair… Il n'est pas sale, juste superbe… D'ailleurs, il ne prendra un bain que 4 jours plus tard.

 

 

Je me retourne, je le prends contre moi, contre mon sein, qu'il va vite téter. G. me dit qu'il avait la tête à l'envers, c'est pour ça que j'avais si mal aux reins, on était dos à dos… Et moi, je suis émerveillée par lui, par moi. Je l'ai fait…J'ai fait naître mon bébé…

Et là, ding dong : la pizza arrive… On l'avait complètement oubliée, mais elle tombe bien parce que, qu'est ce que j'ai faim !!!

Isa nous appelle pour nous dire qu'elle arrive… C'est vraiment dommage qu'elle n'ait pas pu être là…

Et moi, je suis là, avec Tomy, ma merveille… Comment peut on accoucher autrement ? Il ne devrait pas y avoir une autre façon, c'est si simple, si beau, si vrai… Bien sûr, l'accouchement de Noa reste un magnifique souvenir, il s'est bien déroulé, même pas d'épisiotomie malgré un hôpital de niveau 3. Mais là, je me suis sentie être, je me suis sentie femme d'une façon animal. C'était magique…

 

 

Nous avons passé notre première nuit à 4, en dormant tous dans le même lit. On se découvre, sans horaire de visite, juste entre nous. Noa fait pleins de bisous à son frère, il est tout content. Je respire mes amours, je me sens louve avec mes petits. Cédric est serein, je le sens plutôt fier, même s'il ne me le dit pas. " Ben moi je savais que tout se passerait bien, j'ai confiance en toi ".

Tomy a un peu plus d'un mois et demi à présent. On continue à se découvrir. Il dort toujours contre moi, il tète beaucoup, il a beaucoup besoin de mon odeur, de ma présence. Je le regarde toujours avec émerveillement. Il est superbe. Nous sommes quatre, Tomy nous a permis d'ouvrir encore plus notre coeur…

Merci du fond du coeur à G., à Isa, à Cédric et à Noa qui ont permis cette rencontre dans la tendresse, le respect et l'amour. C'est la plus belle chose qui soit.

Claire le 13 septembre 2005

Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires
Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 18:57

 

Et oui, je me mets à l'heure du blog sans savoir si j'arriverais à y écrire bien souvent...
Alors, qui suis-je?
Une femme d'abord, celle de Cédric, un homme formidable (le meilleur, même),  une maman aussi de deux beaux garçons, Noa né le 21 juillet 2002 à l'hopital de Montreuil, et Tomy né le 3 juillet 2005 (oui, je n'accouche qu'en juillet, c'est comme ça!) dans notre ancienne maison... Nous avons choisi d'accoucher à domicile avec une sage femme formidable, après avoir fait un long parcours vis à vis de la naissance et de la douceur que nous voulions offrir à notre enfant. Et nous avons eu raison, quel bonheur!!! Je mettrais à la suite le récit de la naissance de Tomy.
Dans une autre vie, j'etais monteuse vidéo pour des émissions télé. Mais je suis à présent doula, en plus d'etre maman à plein temps. C'est à dire que j'accompagne des couples, des femmes sur le chemin de la parentalité. On appelle ça l'accompagnement non médical à la naissance. J'ai commencé mon chemin de doula avant la naissance deTomy, et j'accompagne des femmes depuisdécembre 2005. Indispensable, le site de Doulas de France, dont je fait activement partie (moins activement ces derniers temps pour cause de baisse de forme, mais j'y reviens): www.doulas.info, en lien dans sur le coté droit du blog.
Nous sommes dans le maternage proximal avec nos enfants (meme si Noa n'en a bénéficié vraiment que sur la tard): Tomy est toujorus allaité, porté en écharpe (la poussette, connait pas), nous cododotons... Nous tentons de leur donner une éducation non violente et respectueuse, même si force m'est de constater que c'est parfois très difficile, tant le poids de l'éducation que nous avons reçu pèse sur nous qui avons été élevé aux gifles et aux fessées (sans pour autant être battus mais quand même).
Nosu tentons aussi de nous rapprocher de la nature, et de fair le plus de choses nous même. Par soucis écologique, bien sur, mais aussi parce que ça nous plait.. 
Je couds beaucoup, des vetements, des sacs, des couches lavables... Et depuis peu, je me suis mise aux cosmétiques maison... Et c'est trop bien....

Par Claire Moncourtois
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Recherche

      Ma Page sur Hellocoton

 

 

 

 

 

 

        http://www.wikio.fr

 

 

 

 

        Il y a actuellement

 4  personne(s) sur ce blog



     

 


Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés