Deuil périnatal: le témoignage de Corinne

Publié le par Claire / Jellylorum


Certaines femmes ont semblé choquées que dans les témoignages sur le deuil périnatal, il y ai une majorité qui parlent de fausses couches, qu'il y ai aussi des IMG, car pour elles, le vrai deuil périnatal commence à partir du 2ème trimestre de la grossesse.
Je suis désolée, si j'en ai peiné certaines, ce n'est absolument pas le but de cette rubrique, bien au contraire. Mais je mets les témoignages au fur et à mesure qu'ils arrivent, en laissant à chaque femme l'espace pour exprimer sa peine. A nouveau, je ne me suis pas sentie entendu dans ma peine de mère, qui pleure encore des années après ses bébés partis, et pas reconnue dans mon deuil puisque ce terme me semble refusé.
Je sais que ces commentaires exprimaient une grande souffrance, je ne les ai donc pas effacés, je les accepte, mais après réflexion, j'ai décidé de continuer à laisser cet espace aux femmes qui le souhaitent.
Aujourd'hui, voici le témoignage de Corinne, qui a perdu son petit Audric en fin de grossesse.
Sur son blog, elle propose aux parents qui souffrent comme elle, de leur faire un faire part pour leurs petits anges: http://petitcoinpournosanges.blogspot.com/

Pour toi mon Audric, on ne t'oubliera jamais !!!


Je suis tombée enceinte le 27 mars 2008 : une grande joie pour mon mari et moi . On allait avoir un beau bébé pour Noël, quel beau cadeau !!!

 Une grossesse sans problème, jamais eu de nausée pendant les 3 premiers mois, toujours en superbe forme.D'ailleurs tout le monde autour de moi était étonné, moi je trouvais celà normal, je me disais que mon corps acceptait super bien cette grossesse.


Début novembre, je commençais à moins sentir bouger Audric, tout le monde me disais c'est normal, il prend plus de place... on est quand même décendu à l'hôpital pour un controle monitoring et la on entend le coeur et aussi une écho, on le voit bouger donc pour nous il bouge moins, c'est normal, on fait avec pour le mois et demi qu'il reste.


Une semaine plus tard,le mercredi 12 novembre 2008, visite normale avec ma sage-femme (normalement la dernière) et là, quand elle essaye d'entendre les battements, rien. Elle me dit qu'on va faire une écho pour voir mais inconciement je pense que je savais déjà qu'il n'était plus là. On s'était encore amusé avec lui la veille et surement dans la nuit, son coeur s'est arrêté, bizarement aussi, j'ai dormi sans me réveiller cette nuit là. Confirmation donc de la sage-femme que notre petit Audric n'était plus. IL s'en est suivi une dure après-midi de pleurs, de prise de sang, d'analyse, d'informations sur les jours suivants avec l'accouchement, oui ou non pour l'autopsie, l'incinération,... Beaucoup d'information pour un moment pareil que l'on ne voudrait pas entendre et pourtant...
Dans ce grand malheur, j'ai quand même de la chance d'être avec mon mari, s'est là qu'on se rend compte si le couple est fort ou non et dans notre cas, celà fait beaucoup pour continuer à vivre, aller de l'avant !!!
On a été aussi pris en charge par une équipe de sage-femme et une gynéco vraiment compétente et compréhensive.
Les 2 jours suivants ont été très dur (on m'avait donné des médicamants pour déclencher l'accouchement le plus naturel possible mais il fallait attendre) : avoir encore mon ventre et savoir qu'il n'y avait plus de vie dedans... je ne voulais pas sortir et ma maison me semblait une prison.


Le vendredi soir, les premières contractions arrivent (là je me dis, ouf, je vais accoucher, une autre étape dans ce deuil pour continuer à avancer, et je suis aussi contente car la gynéco m'avait dit que les médicamants pouvaient marcher ou non et dans le cas du non, il fallait attendre jusqu'à lundi !!!), j'en parle avec mon mari et nous allons à l'hôpital vers 21.00 .

Là encore, je remercie la sage-femme qui m'a pris en charge (à chaque fois que j'y suis allée pour les médicamants et pour mon accouchement, elles étaient toutes prévenues, je n'avais pas besoin de redire mon histoire et celà fait vraiment beaucoup) : elle a tout fait pour que ce moments très dur à vivre se passe bien, pose de morphine quand la douleur devenait trop forte et péridurale quand le col était à 7 cm.(j'avais aussi fait 2 cours de préparations avec sophrologie et je dois dire que celà aussi m'a beaucoup aidée).


Notre petit Audric est arrivé à 5h25 le samedi matin, je l'ai pris dans mes bras, qu'il était beau avec ses 1kgs850, dans son pyjama jaune et son petit bonnet, un moment dur aussi à vivre car on sait qu'il ne bouge pas, qu'on ne l'entendra pas pleurer mais en même temps cruciale pour continuer d'avancer, le fait d'avoir dans notre mémoire cette photo de mon premier enfant.(des photos ont aussi été faite par la sage-femme et là aussi, très important pour moi et aussi pour tout ceux qui ont partagé les 8 mois de ma grossesse et qui n'ont pas pu le voir ; le faire part de décès aussi avec les empreintes de pied et de main).


Avec le recul, pour moi, l'accouchement n'a pas été le plus dur, je l'ai vécu plus comme un soulagement d'avoir pu le voir, de le laissé partir dans le paradis des anges. C'est du moins ce que je me dis pour pourvoir continuer à vivre.


Le plus dur moment dans le cheminement du deuil fu l'incinération : aucun parents n'est prêt pour voir le petit cerceuil, pour lui dire "au revoir" une dernière fois et pourtant, la aussi, je trouve qu'il m'a fallu ce cheminement pour continuer à avancer.
Aujourd'hui, je suis plus sereine car je sais que je n'ai aucun regret dans tout les choix que l'on a fait.

 

Il ne se passe pas un jour sans que je pense à mon petit ange, par moment je pleurs et cela fait beaucoup de bien.

 


Jai écris ce témoignage 15 jours après mon accouchement.

 

Maintenant, avec le recul,(bientôt 4 mois) j'ai appris à vivre avec la perte de mon fils, qui sera toujours mon premier enfant même si pour beucoup, il n'a pas vécu dans ce monde mais pour moi, il a vécu dans mon ventre et beaucoup de personnes ont du mal à comprendre cette douleur et pourquoi on ne s'en remet pas.

Beaucoup m'on dit mais tu es jeune (j'ai 33 ans) tu en referas... peut-être mais ce sera mon deuxième ou ma deuxième et j'aurais toujours ce vide. Quel peur aussi pour une nouvelle grossesse qui malheureusement ne sera plus comme la première, une mort in utéro nous fait perdre cette innocence que j'avais pour ma première grossesse. Celà nous fait aussi comprendre la valeur d'une vie et sa fragilité.

 

Merci pour ce blog qui nous permet de témoigner de ce que l'on a perdu car c'est important pour nous : je me concidère comme une maman et pourtant aux yeux des autres, je ne le suis pas et celà est le plus dur pour moi à vivre.

 

Corinne mamange de son bel Audric

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Beaucoup de courage Corinne, ton témoignage est poignant et émouvant...

Rainette 16/03/2009 09:09

je ne saurais quoi dire, devant la douleur de ces témoignages. Je trouve l'idée que celles qui souhaitent s'exprimer puissent le faire, est un bonne idée.
C'est si douloureux, que j'ai du mal à lire en détail, ça fait mal à la maman que je suis.
Voilà, juste pour dire que ces témoigages me semblent utiles.
Courage à toutes. Ces histoires sont si terribels....

corinne 15/03/2009 20:10

Chère Claire,
je voulais te remercier pour avoir publier mon témoignage ce jour car ce 15 mars mon bel ange aurait eu 4 mois. Encore merci.
Surtout, Claire, continue cette rubrique pour que toutes celles qui désirent parler de leur souffrance d'avoir perdu un bébé (les 3 premiers mois, ivg, img, et tout au long du 2eme et 3eme trimerstre) puissent le faire.
Merci aussi à vous les filles pour vos commentaires : celà fait du bien de se sentir comprise.

Claire / Jellylorum 18/03/2009 12:07


Corinne, je ne l'ai pas fait exprès, je pense que c'est ton fils qui m'a soufflé que c'etait le bon jour pour le publier...
Je te serre fort...