Lundi 23 novembre 1 23 /11 /Nov 09:54



Le texte d'hier a fait réagir, et c'etait le but. Dans les commentaires, sur ce blog ou sur facebook, personne ne trouve normal que l'on m'ait crié dessus et tapée pour quelque chose d'aussi bête et sans grande importance. Oui, c'est anormal.
Pourtant, je suis adulte, donc de force égale à l'autre personne, armée pour me défendre physiquement et verbalement, et assez grande pour comprendre, d'une que je dois m'arrêter, de deux que l'autre peut se sentir dépassé.
Je vous rassure, et je m'excuse du soucis que cela a pu vous poser, cela ne m'est pas arrivé. Non, pas à moi. Mais chaque jour, cela arrive à des enfants, à nos enfants. Pour des choses aussi insignifiantes, nous crions, et tapons. Et personne ne réagit, chacun trouve cela normal. On appelle cela l'éducation. Pourtant, là, il s'agit d'êtres bien moins grands, forts et armés pour réagir face à nos propres violences. Car, on l'a lu dans vos réactions, le fait de se faire crier dessus et taper, même une tape forte sur la cuisse (oui, je n'allais pas mettre qu'on m'avait donné une fessée, vous auriez cru à un jeu sexuel!! ), tout le monde a trouvé cela très violent.
Est-ce donc plus normal lorsque cela se passe sur un enfant?
Donnez une claque à un adulte, il peut, en toute légalité, porter plainte pour coups et blessures. Et, je me suis renseignée, avoir gain de cause (L'article R 624-1 du Code pénal réprime les violences légères passibles d'une contravention de la 4ème classe. Bousculer, secouer, cracher à la figure, arracher les cheveux, griffer, pousser à l'eau, jeter des corps durs ou des immondices ont été qualifiés par les Tribunaux de violences légères). Donnez une claque à un enfant, il peut, en toute légalité, aller pleurer dans sa chambre. Et vous, avoir la bénédiction de l'assemblée.
Nous nous trainons des décennies, des centaines d'années même de punitions corporelles, et il est difficile de se départir de ce schéma éducatif, envers les enfants et envers les femmes.
Le droit romain antique reconnaissait au pater familias le droit de vie et de mort sur sa femme et ses enfants.
Ce n'est que depuis 1992 qu'il existe une loi réprimant les violences conjugales, et seulement en 1990 que la cour de cassation a rendu un arrêt condamnant le viol entre époux. Les avancées sont longues, auparavant, nul doute que l'autorité toute puissante du mari était considérée non pas comme violente mais normale (éducative elle aussi).

Aujourd'hui, une loi anti-fessée est (enfin) proposée en France. Ce n'est pas une loi pénale, personne ne va venir voir comment ça se passe chez chacun. C'est une loi pour dire "stop, non, ce geste ne doit plus être normal".

En 1979, année internationale de l'enfance, la Suède promulgue la première loi au monde qui interdise de battre les enfants :

"L'enfant a droit à des soins attentifs, à la sécurité et à une bonne éducation. L'enfant doit être traité avec respect envers sa personne et ses particularités et ne peut être exposé à des punitions corporelles ou autre traitement offensant".

Il est intéressant de noter, qu'en 1977, soixante dix pour cent des Suédois étaient contre cette loi, et qu'en 1997, il ne reste que dix pour cent de réfractaires.

Près de vingt ans d'application de cette loi ont influencé les croyances, les comportements, et ont aidé à une prise de conscience des citoyens.

Cette loi existe dans dix huit pays Européens, et le Conseil Européen a lancé en juin 2008 une campagne contre la fessée avec le slogan « Levez la main contre la fessée ».
Ici, nous sommes en France, pays des droits de l'homme. A priori, ce n'est donc pas le pays des droits de l 'enfant, puisque, là ou tout le monde s'est accordé à dire que mon histoire d'hier n'était pas tolérable, aujourd'hui, sachant là ou je voulais en venir, beaucoup changeront de discours.

Source:
http://avocats.fr/space/catherine.perelmutter/content/eduquer-sans-frapper_8947731D-7955-4A82-8CC5-7770EBCFACE3


J'ai encore beaucoup à dire la dessus, mais beaucoup de travail today. Je poursuivrais plus tard. Mais il m'est apparu, pour montrer ce que peut ressentir un petit alors, que transposer sur un adulte était la seule solution. Pourquoi serait--ce plus normal vis à vis de nos enfants?
Par Claire / Jellylorum
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

j'aurais été plus loin !
tu compares une fessée à une tape sur la cuisse MAIS ... avec la force de l'adulte ... une fessée est très très violente pour l'enfant !
cela serait plutôt une tape sur la cuisse qui te fasse tomber par terre ... ou qui te laisse un bleu ... enfin quelque chose de vraiment fort ...
l'adulte ne se rend pas compte de sa force !!
Commentaire n°1 posté par casou le 23/11/2009 à 10h44
Casou, j'ai choisi de ne pas faire dans l'extreme violence pour ne pas choquer celels qui ont pu ou vivent encore des violences domestiques. Je ne voulais pas rentrer dans ce parallele.
Si des cris et une tape sur la cuisse sur un adulte choquent, comment est-ce possible que des hurlements et une claque sur un enfant ne choquent pas???
Réponse de Claire / Jellylorum le 23/11/2009 à 11h11
Moi je pense qu'il faut faire une différence entre quelqu'un qui gifle parce qu'il est à bout de nerfs pour se défouler comme tu l'as décrit dans ton article, et une fessée, qui est plus un geste éducatif que violent. Perso mes parents étaient cool et je ne me suis pris que quelques fessées quand j'étais petite, ce qui ne m'a pas traumatisée et que je trouve justifié vu que j'avais fait de grosses bêtises. Par contre j'ai toujours un peu de mal à digérer les deux claques que je me suis prise quand j'étais enfant et ado, qui étaient non seulement injustes mais résultaient plus d'une perte de contrôle de l'adulte que d'une punition. Bon après je ne suis ni mère ni éducatrice, et honnêtement je ne suis pas sûre d'adhérer à la punition fessée, mais ayant vécu les deux petite fille (rarement !) je pense qu'il ne faut pas tout mélanger ^^ .
Commentaire n°2 posté par Fleur de cerise le 23/11/2009 à 11h07
Fleur de Cerise, en général, une fessée (la tape sur la cuisse, c'est quand meme la meme chose que la fessée!) n'est jamais le fruit d'une intense réflexion. J'ai du mal à comprendre la notion éducative d'un geste violent, là pour faire mal et montrer qui est le plus fort...
Réponse de Claire / Jellylorum le 23/11/2009 à 11h13
je veux pas lancer une polémique ici, mais franchement je vois pas du tout quelle vertue éducative pourrait avoir une fessée ?
personnellement, j'en ai assez eu pour savoir que la seule chose que ça m'a apporté c'était de la douleur, de la tristesse, de la culpabilité, l'angoisse de pas bien faire, la peur... je vois pas ce qu'il y a de positif à ça.
Même à bout de nerf, même fatiguée, même quand je ne sais plus quoi faire, je préférerai mille fois ne pas donner de fessée à mes enfants. Ca m'est arrivé une fois, et j'ai jamais été aussi mal... on ne devrait jamais lever la main sur ses enfants, pour quelque raisons que ce soit...
enfin ça n'est que mon avis..
Commentaire n°3 posté par maud le 23/11/2009 à 11h20
C'est de toute façon un sujet polémique... Mais du moment que les echnages restent courtois, tout ira bien...
Ici, j'avais envie qu'on ressente les sensations de l'enfant... Tout simplement
Réponse de Claire / Jellylorum le 23/11/2009 à 11h23
Je voulais juste expliquer que petite je n'ai pas vécu les fessées comme quelque chose de violent et douloureux (mes parents n'étaient pas des violents). Disons que c'était juste une manière de me faire comprendre que j'avais dépassé les limites plus que de me faire mal. Un peu vexant certes mais ça ne m'a pas traumatisée. Après je suis visiblement une exception et si interdire les fessées peut empêcher les dérives de violence, de peur et d'humiliation que vous semblez nombreuses à avoir vécu, c'est une très bonne chose.
Commentaire n°4 posté par Fleur de cerise le 23/11/2009 à 11h38
Fleur de Cerise, tu n'es pas une exception et c'est bien pour cela que la fessée est si généralisée. Mais la vraie question c'est plutot: est-ce normal de faire comprendre quelque chose en tapant? Ou est la valeur éducative? Humilier, est-ce éducatif?
Réponse de Claire / Jellylorum le 23/11/2009 à 11h54
Mon premier commentaire n'a pas été publié, je sais pas si ça met du temps. Je viendrais le remettre s'il ne se publie pas.

Juste une chose pour fleur de cerise: ce que tu raconte j'ai malheureusement des amis qui disent la même chose pour les coups de ceinture qu'elles ont recu. Il est très dur de remettre en question l'éducation de nos parents.
Commentaire n°5 posté par Julie le 23/11/2009 à 12h50
Julie, non à priori, ton autre com n'est pas passé....
Réponse de Claire / Jellylorum le 23/11/2009 à 12h52
Et mince mon premier commentaire c'est bien perdu (j'ai du appuyer sur fermer au lieu de publier! comme d'hab lol )

donc je disais que je n'avais pas lu tous les commentaires mais lu les deux textes de claire.

Je me suis dit mais qui a oser taper Claire? Elles si douce, si tolérante,...
et qui a OSER... moi j'aurais "peur". une femme si forte et si sûr d'elle! Je ne donnerais pas cher de ma peau s'il me prenait l'envie de la taper. lol
Et puis justement j'ai pensé à sa force. Et j'ai pensé à ce qu'elle ressentait quand elle a reçut la tape. Et j'ai pensé à nos enfants... eux si fragile.

Puis j'ai lu le deuxième texte et je me suis dit "ouf!" pour Claire. Mais je pense à tous les enfants qui sont éduquer à la fessés quasi tous les jours.
Même par des gens renseignées mais qui sont quand même pollué par la "culture" générale de la fessée qu'il y a en france. Je fais partie de ces gens renseignés qui ont donné la fessés.

Certaines personnes disent que ça ne fait pas mal, que ce n'est pas grave, qu'on survit, que ce n'est pas un traumatisme,... que ce n'est pas la même chose que de la maltraitance...

...peut-être...

mais en allegmagne depuis 9 ans que la lois est passé les cas de maltraitance ont baissé...

pour moi il y a un lien avec la "grande" maltraitance (pour moi la fessé est de la maltraitance "invisible"). On met une fessé pour se défouler, pour dire que c'est aller trop loin,... il peut y avoir d'autre raison. Mais quand ça ne marche plus, que fait-on? Quel "choix" s'offrent à nous?

J'en suis arrivé là. Perdue j'étais arrivée à éduquer avec la fessé. Bien sûr au bout d'un moment ma fille a résisté aux fessés. J'ai eu le droit à des "même pas mal"...
Que pouvais-je faire? Taper toujours encore un peu plus fort? Ou retourner vers une éducation sans violence?

J'ai choisi la deuxième options, heureusement! Non sans difficulté, mais la vie entière n'est pas facile! Il m'arrive encore de menacer ou de préparer ma main. Pour moi à chaque fois que je frole la ligne, je me remet en question. Je réfléchis au pourquoi de cette envie de taper.
Bien sûr je ne vais pas m'en vouloir toute ma vie d'avoir été "adepte de la fessée", mais ne pas oublier, ne pas le cacher (notamment à ma fille), ne pas dire que ce n'était pas grave,... mais s'en servir pour évoluer et essayer d'être meilleure...

C'est pour ça que je voudrais te dire merci Claire! Il faut en parler. Casser ses croyances que ça ne fait pas mal,... ça fait mal et pas seulement à l'enfant, mais aussi au couple parents/enfants.

quitte à secouer les gens, à choquer,...

Il faut que cette violence quitte nos foyers et vite.

Encore une fois merci claire de "mettre les pieds dans le plat" et de parler de tout ça.
Commentaire n°6 posté par julie le 23/11/2009 à 13h06
Claire : Je continue à penser qu'une petite fessée symbolique n'a rien à voir avec une fessée ou on veut faire mal et ou on se défoule. Mais en y réfléchissant bien, tu as raison, éduquer un enfant avec des coups, même s'il ne s'agit que de petites fessées, ça n'est pas très positif, mieux vaut trouver un autre moyen. Après tout, mieux vaut lui apprendre dès le plus jeune âge que le recours à la violence n'est pas acceptable.
Commentaire n°7 posté par Fleur de cerise le 23/11/2009 à 13h16
Alors, personnellement, je n'apprécie pas vraiment la méthode qui mène à ton argumentaire. Je me sens un peu flouée. Car l'inquiétude que j'avais pour toi hier en lisant ton post était bien réelle.

Tout ceci ne me donne donc pas vraiment envie de participer au débat.
Commentaire n°8 posté par Meylusine le 23/11/2009 à 13h30
Meylusine, je comprends tout à fait, je savais que certainement, certaines se sentiraient trahies, même si le but nétait pas là, et j'ai choisi de l'accepter pour pouvoir faire passer mon message.
Je suis absolument désolée pour cela, mais ça me tenait grandement à coeur car chaque jour, j'essaie de fair emieux chez moi, et ça passe aussi par me battre avec mon éducation, entendre régulièrement dehors que crier et taper ce n'est rien... Ma méthode n'etait pas parfaite pour pouvoir essayer de faire toucher du doigt que taper un enfant est aussi inacceptable que taper un adulte, mais à ce moment là, je n'en ai pas trouvé d'autre ♥
Réponse de Claire / Jellylorum le 23/11/2009 à 13h38
Je me permets d'étayer ton discours d'un feuillet de "La maison de l'enfant" : "sans fessée comment faire?" . Tout en douceur, il est une caresse pour nous montrer l'absurdité de la fessée, et donne des pistes pour apprendre. Pour moi, c'est un petit bijou.

Ton texte ne m'a absolument pas choquée. J'ai vu clair dans ton "jeu" (si je puis dire ainsi, ne le prends surtout pas mal, j'ai du mal à réfléchir en ce moment), et j'ai donc accueilli ta dernière phrase tout naturellement.

Parce que ce qui est inadmissible pour un adulte, l'est tout autant pour un enfant, quelle que soit l'excuse, la dénomination, le pourquoi qu'on fait de ce geste. Qui sommes-nous pour lever la main sur un enfant ? Qu'apprend-on à un enfant en lui donnant une claque, même minuscule ? A part qu'on résout un problème par la violence ? Lorsque l'on fesse un enfant, c'est dans le but de corriger une bêtise. Mais l'enfant, lui, verra surtout qu'on veut le corriger lui-même (puisqu'on ne peut fesser une bêtise, on s'en prend à son auteur, et l'enfant ne verra que ça : je suis méchant, je dois être corrigé). Le raisonnement qu'on en fait "je l'ai bien méritée parce que..." est un raisonnement adulte, un enfant n'est pas apte à raisonner ainsi, il n'est que sentiments, sensations et égocentrisme (pas dans le mauvais sens du terme), il ne voit que le fait qu'il est mauvais ou "méchant" et qu'il faut le corriger lui, pas sa bêtise. Il ne retiendra donc pas la "valeur éducative" et recommencera/deviendra sournois/ou aura peur d'une représaille. Je sais pas si j'arrive à me faire comprendre en fait !

Pour ma propre expérience, l'envie de fesser, claquer, je ne l'ai pas, le jour où j'ai préparé ma main à donner sa première "petite tape sur la main" à Arthur, j'ai eu envie de vomir. je n'ai pas la sensation de devoir batailler avec ça (non je ne suis pas parfaite, moi je dois batailler sur la violence verbale, à cause de mon beau-père).
Ma mère m'a donné 1 fessée et 2 gifles dans ma vie, mais surtout à la suite de chacune, des millions d'excuses d'avoir levé la main sur moi et des explications. Je n'ai jamais pensé : j'ai reçu cette fessée parce que je le méritais, je l'ai reçu parce que maman a eu peur, parce que je l'ai mise en colère et qu'elle n'a pas su retenir son geste, et surtout j'ai toujours su qu'elle ne le voulait pas.
Commentaire n°9 posté par Maud le 23/11/2009 à 13h58
Fleur de cerise, je pensais comme toi. Et d'une fessée "anodine" de temps à autre. Je suis passé à une éducation avec fessés! Pour moi une fessée ne peut être anodine.

Mais je pense que c'est la société entière qu'il faut "réeduquer" il y a plein de violence ordinaire dans ce monde qui me donne la gerbe... pas que celle faite sur les enfants...


Claire, je n'ai pas eu trop le temps de m'inquiéter pour toi (j'ai lu les deux textes coups sur coups), c'est peut-être pour ça que je ne me sens pas trahi...
Mais je le redis, il faut parler de ça... même si ça gêne, même si ça choque, même si la méthode ne plait pas à tout le monde.

J'admire ton courage d'avoir oser... pour le reste je te connais assez pour savoir que tu n'as voulu blessé ou manipuler personne.

Reste toi même on t'aime ... Mais bon les gens
en colère sont aussi des gens qui tiennent à toi parce qu'ils se sont inquiéter.

bise
Commentaire n°10 posté par Julie le 23/11/2009 à 14h03
Oui...fin si je mets pas le lien de la brochure aussi :-/ (tête dans le pépètte ici :-D)

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/19/43/08/sansfessee05-print.pdf
Commentaire n°11 posté par Maud le 23/11/2009 à 14h19
Merci à toi miss, une fois de plus, de prendre des risques pour nous ouvrir (un peu ou beaucoup) les yeux sur des sujets qui nous concernent tous (ou presque)…
J’ai eu un père violent et pourtant je n’étais pas celle qui était battue, je n’ai pas de souvenirs particuliers des quelques fois où j’ai eu des claques ou des fessées de ma mère…ce sont mes parents ! quand on est enfant on ne garde pas, la plupart du temps un souvenir traumatisant de ces moments là, pour la simple et bonne raison qu’on a confiance, qu’on aime et qu’on veut faire plaisir à ceux qui nous ont donné la vie ! ça veut donc dire que si j’ai fait une bêtise et que j’ai été réprimandé c’est normal, je l’ai sans doute chercher, c’est de ma faute…obligatoirement.
Sauf que non…justement….
On grandit donc avec l’idée que la violence physique est d’une des valeurs fondamentales de notre système éducatif !!! comme l’a si bien expliqué Claire, ça remonte à loin, nos parents ont connus ça (et ce quelque soit le milieu social !!!) ainsi que leur parents avant eux…est-ce pour autant LE meilleur moyen ? n’avons-nous pas la possibilité de faire autrement ? surement que si…
En tant qu’adulte nous acceptons difficilement la violence parce qu’elle est perçue comme ce qu’elle est, à ça juste valeur, c'est-à-dire une agression, une intrusion abusive dans notre intimité avec derrière la sensation d’avoir été humilié et de s’être senti sans défense (comme quand on est gamin hein…)
Sauf qu’adulte on a, à priori, en se basant sur l’exemple de Claire, je n’irais pas plus loin dans les exemples de violences domestiques dont on entent trop souvent parler, et bien avec cet exemple-ci il est évident qu’on doit pouvoir se défendre, personnellement j’aurais éviter du mieux possible de répondre de la même manière à mon amie (en lui collant un coup de boule par exemple…) mais je peux vous assurer que je n’aurais pas hésiter à la remettre à sa place en lui disant que son geste est au mieux disproportionné au pire inexcusable et qu’elle devrait être à même de contrôler ses émotions !
Parce que souvent c’est bien de ça qu’il s’agit…en tout cas pour ceux qui ne prônent pas la fessée comme mode éducatif !
Les gestes qui fusent sont souvent le résultat d’un trop plein, soit qu’on a réagit par peur parce qu’on pense avoir frôler une catastrophe soit que notre loulou nous a poussé « à bout » (à bout de quoi ? de notre capacité à gérer une situation qui révèlent à nos yeux ce qu’on croit être de l’incompétence ? de notre capacité à replacer l’enfant dans un rapport qui fait qu’on ne devrait ressentir toutes ses émotions qui vont nous faire déraper à un moment ou à un autre ? à tout se que ça soulève, fait surgir, de nos propres souvenirs....)
A côté de ça j’ai les amis, la famille qui me disent que la fessée c’est la meilleur solution pour inculquer des valeurs (on parle d’éducation ou de dressage ?) il y a ceux qui me disent que les enfants doivent craindre leur parents, qu’il n’y a que de cette façon que les enfants apprennent le respect…il y a ceux qui me disent qu’il faut « marquer le coup » (comme je déteste cette expression…) pour que face à telle ou telle situation l’enfant « enregistre » définitivement qu’il a dépassé certaines limites et il y a ceux qui ont eux-mêmes très mal vécu la violence physique étant enfants et qui prennent un certains plaisir (inconscient la plupart du temps) à abuser de leur force sur leurs gamins, comme s’ils avaient une revanche à prendre…
Je ne vois que des adultes qui ont été conditionnés, qui en grandissant n’ont pas trouver d’autres modèles éducatifs, d’autres références (et pourtant si, ça existe !)
On reproduit en effet parce qu’on ne sait pas faire autrement et, sans vouloir faire culpabiliser, quelque part ça nous arrange bien parce qu’à mes yeux ça reste la solution « de facilité », mettre une baffe ou une fessée c’est lâcher sa colère sans aucune mesure, c’est dire au gamin « je suis plus forte que toi, c’est moi qui commande et toi qui doit te rabaisser devant moi ! je suis l’adulte et je suis toute puissante »…ou sont les notions de respect, de confiance, de dialogue et de compréhension là dedans ?????
Et contrairement à ce que pensent les « pro-fessée » les parents qui sont contre ne sont pas tous des parents qui se font marcher sur la tête par leurs gosses, c’est souvent l’image qu’on me renvoi….comme si les enfants n’étaient pas capable d’intégrer des limites, un cadre éducatif sans être pour autant soumis et écrasés…c’est donné bien peu de valeur à leurs capacités et à leur volonté de nous montrer qu’on peut avoir confiance en eux !
L’enfant grandit et acquiert des capacités bien souvent par l’imitation, j’ai ce souvenirs de ma fille ainée qui a eu 2 excellents instits en maternelle qui n’ont eu de cesse d’apprendre aux petits « à ne pas taper » (j’ai 2 filles qui « tapent », bon l’ainée à 7 ans cé fini mais la 2eme est en plein dedans encore…) et les notions de respect et de solidarité…comment peut-on imaginer un instant que notre gamin va faire la différence entre ce qu’il apprend à l’école et ce qu’il subit à la maison ? en tout cas prendre le recul nécessaire et analyser la situation de façon à comprendre pourquoi il y a une différence !?
alors même que nous sommes sensés être leurs 1ers exemples « vivants »…pour moi c’est une responsabilité que je ne prend pas à la légère, même si ça m’arrive encore de me planter…
La démarche du non à la fessée peut paraître idéaliste voir utopique dans un monde ou l’individualisme et la politique du « chacun pour soi » font loi, parfois j’ai l’impression que par la violence les parents tentent « d’armer » leur enfants pour l’avenir !! je garde espoir que mes enfants auront une autre vision de ce monde et auront à cœur de protéger et guider leur propre enfants avec ce qui a mes yeux démontre notre valeur d’être humain qui « raisonne » : le dialogue, l’écoute et le partage…

désolé pour le pavé encore une fois mais c'est vrai que ce sujet nous touche et fait remonter pas mal de choses, c'est aussi bien de pouvoir en parler puisque la fessée demeure quelque chose de banal dans notre société...
Commentaire n°12 posté par Bestiole le 23/11/2009 à 14h25
Juste un petit commentaire rapide car je me sens aussi concernée. Il y a quelque temps je te faisais part ainsi qu'à nos autres amies communes de mon désarrois le jour où je "suis passé à l'acte" avec mon grand (4 ans). ce ne fut pas un geste soudain, suite à une bêtise, mais bien le seul moyen qu'il me restait. Suite à une escalade de bêtises, de brusqueries, de moqueries et de mises en danger de soi... J'ai pourtant prévenu, menacé, puni... Rien n'y faisait... Il fallait trouver LE moyen de dire STOP à la surenchère. Et la belle fessée qui est survenue était bien entendu aussi un moyen de sortir ma propre pression. Encore aujourd'hui je ne sais ce que j'aurais pu faire d'autre devant cette situation, ce jour particulier, avec mon fils.
Il fallait agir. Je n'ai plus rien trouvé d'autre.
Et comme tu vois, je n'en suis pas fière.
Commentaire n°13 posté par Caroline le 23/11/2009 à 21h19
Caroline, je suis loin d'etre une mere parfaite. Je porte aussi le poids de l'éducation que j'ai reçu. Et parfois aussi je dérape. Mais je sais vers quoi je veux tendre, ce qui fait que je sais ce que je ne veux plus faire car ce n'est pas à mon sens admissible. Est-ce que c'est simple d'y arriver? non, vraiment pas... Car nous n'avons pas été élevé dans ces manières de faire :(
J'ai des pistes et je serais heureuse d eles partager avec toi ♥
Réponse de Claire / Jellylorum le 23/11/2009 à 22h38
Oh c'est extra ta façon d'aborder le sujet!
Je suis une anti-fessée royale... j'en ai reçu tellement petite pour des choses insignifiantes...injustifiées... un bout de papier qui traine, des jouets pas rangés , un trou dans le gâteau qui trônait fièrement dans la cuisine alors qu'on attend des invités etc...
Une fessée c'est avilissant. C'est ce que les adultes ont trouvé pour maitriser, discipliner, soumettre tel une bête selon leurs règles de vie. Tuant ainsi tout bon développement. Douleurs que l'on enfouit bien vite... pour grandir et s'épanouir comme les autres...
Il y a fessée et fessée... celle où on prend la main pour la donner... celle où l'on prend tout objet à portée de main pour l'exécuter ( martinet, fouet, baton)...La douleur physique n'est pas la même... l'impact psychologique est bien réel. le coeur d'enfant se durcit, limite devient insensible...les larmes ne coulent plus tant on s'est forgé une carapace d'acier...on pense fort "c'est rien une fessée...ça ne me fait pas mal" mais on n'ose surtout pas le dire haut et fort par peur d'en recevoir plus...oui on a peur, oui on est malheureux, oui on se replie sur soi car on n'a personne vers qui se tourner, oui on ne peut pas lever la main en retour et répondre à ces coups. Souvent on est à un age où l'on ne sort même pas seul de la maison car juste trop petit, désarmé... on grandit on se construit , on s'endurcit,on se protège comme on peut au point de devenir "un morceau de ciment dur" surnom qu'on finit par avoir car les adultes chez qui l'on vit nous estime être indomptable...

Mais pourquoi ces adultes cherche à dompter, à soumettre, à imposer des règles, des principes établies sans expliquer leur bien-fondé?
On finit par être surnommé "madame pourquoi"
à qui l'on répond " tais toi c'est comme ça un point c'est tout" !

Pourquoi ces adultes ne cherchent pas à découvrir avec joie cette personnalité si différente de la leur qui vient d'entrer dans leur vie, et au contact duquel il pourrait apprendre aussi, s'enrichir, aborder la vie autrement sous un autre angle que ce qu'ils connaissent déjà ?...

en parlant d'écologie on entend souvent "quel monde laisserons nous à nos enfants?"...mais on devrait aussi se demander plus souvent "quel adulte suis je en train de façonner chez mon enfant?"...

" Qui aime bien chatie bien" , expression bien connue. Pour ma part, je ne vois pas lien entre le chatiment et l'amour...
Commentaire n°14 posté par swanee le 24/11/2009 à 14h31
Perso je trouve que ton exemple n'était pas adapté, mais ça n'engage que moi hein^^ il est clair qu'il me semble injustifié de taper un enfant parce que ce dernier taquine, c'est un enfant, et un enfant est par définition joueur :D
Une fessée selon moi peut être un moyen de montrer à un enfant qui débute dans la vie et qui ne comprend pas tout quelles sont les limites à respecter. Même si je ne suis pas une partisane de la fessée (j'ai du en coller une à mon fils une fois et je culpabilise encore, il était plus petit et n'écoutait pas mais alors vraiment pas ce jour là !!) Je suis davantage pour la punition (même si ça me fend le coeur de le voir pleurer en allant dans sa chambre, je suis trop faible XD) La violence engendre la violence ça a été démontré, cependant je ne peux que trouver grotesque que l'idée d'une loi sur ce sujet ait pu germer dans l'esprit d'un élu. J'espère que je ne suis pas trop à côté de la plaque, je suis fatiguée...
Commentaire n°15 posté par miss lollipop le 25/11/2009 à 20h52
Coucou ma Claire,

Bon tu connais mon avis sur le sujet vu que nous en avons parlé de vive voix toutes les deux, mais comme on est des adultes raisonnées on peut parler "sans crier, ni taper" lol.

La seule chose qui m'a un peu gênée c'est la façon dont tu as présenté les choses dans ton premier message, même si j'avais des doutes sur le fait que tu ne fasses pas ça "à titre d'exemple" et pour avoir des réactions. Bon mais là ça n'est que mon avis.
Je ne sais pas si tu as vu mon tournage à 10h le mag, mais au cas, tu aura pû voir que mes loulous semblaient bien dans leurs godasses mêmes si ils ont déjà eu des fessées l'un comme l'autre.

Ca n'est pas un secret si je te dis que je suis "contre" cette loi, car j'ai peur que ça aille un peu trop loin par la suite.

Tout comme plein de parents, j'ai déjà mis une fessées aux garçons qui bien souvent se sont marrés, ce qui me laisse penser qu'ils fichent royalement.

Ca a été rare, et souvent parce qu'ils ont poussé le bouchon un peu loin comme le savent si bien le faire nos chérubins.

Je ne suis pas sûre que ça soit un acte réfléchit, loin sans faut, mais j'ai pensé à l'instant T que ça allait les calmer un peu.
Bien souvent aprés on se sent peu glorieux et un peu en position d'échec. MAIS quand il m'arrive de crier, je trouve presque ça pire car ça sert encore moins à quelque chose.

Je me suis rendu compte que parler "normalement" permettais finalement de mieux les faire réagir ceci étant par moment les enfants poussent "pépito dans les cactus" et il y en a un peu ras le bol" ce qui pousse à mettre une tape aux fesses.

Je ne pense pas que l'on puisse dire que la fessée soit un acte "violent" sinon que doit-on dire des enfants battus ?
Je pense qu'il faut mettre un bémol entre une fessée et des coups, on pourrait donc dire que c'est un acte "exagéré" mais pas violent", c'est à mon humble avis, un peu trop fort.

Car la violence peu aussi être verbale, le choc des mots, même à voix basses peut occasionner des maux bien plus conséquents et marquants qu'une tape aux fesses.
Mais là aussi ça n'engage que moi.

Il m'est déjà arrivé de me dire que j'aurai préféré prendre une claque que d'entendre certaines paroles.

Par contre, ce sur quoi je suis contre c'est la claque justement, je n'aime pas qu'on touche au visage. Cette dernière est pour moi un acte bien plus violent qu'une fessée.

Bon grosso modo, je crois que j'ai dit le fond de mes idées sur le sujet. lol

De gros bisous ma belle
Commentaire n°16 posté par Pascale le 07/12/2009 à 13h00
Bonjour,

C'est mon 1er com' sur ce blog que j'ai découvert via une amie suite au livre commis par Badinter. J'ai adoré cet article qui reflète ma vision d'un nouveau féminisme, qui ne chercherait plus à rendre les femmes semblables aux hommes.

Mais l'article "besoin de vos avis, je ne sais plus quoi penser" me laisse plus que perplexe. J'ai eu le sentiment en lisant la dernière phrase que mes sentiments avaient été pris en otage. Je trouve ce mensonge aussi laid que celui du Père Noël et la justification "j'avais besoin de faire passer mon message" ne me parle pas du tout. Si tu l'avais commencé par "Imaginez que je vous raconte la chose suivante...", je pense que l'identification aurait pu se faire de la même façon sans passer par le mensonge.

A bientôt
Koa
Commentaire n°17 posté par Koa le 22/02/2010 à 21h25
Ah oui, j'ai zappé une partie du commentaire (j'ai fini un peu vite parce que ma petite m'appelait)...

Je n'ai pas réagi sur l'autre article, mais en lisant celui-ci intitulé "respecter l'autre", j'ai voulu te livrer mon ressenti car je ne me suis pas du tout sentie respectée par le subterfuge que tu as employé.

J'ai lu ta réponse au comm' de Meylusine et j'ai un peu la bouche ouverte... "je savais que certains se sentiraient trahis et j'ai choisi de l'accepter pour faire passer mon message". Finalement, c'est assez proche de ce que tu décris ? "Je savais que mon enfant se sentirait apeuré et démuni mais j'ai choisi de l'accepter pour qu'il comprenne que je ne veux pas qu'il chahute à côté de mon ordinateur". Quelle est la différence entre une méthode irrespectueuse pour faire comprendre quelque chose à quelq'un et une méthode irrespectueuse pour faire comprendre quelque chose à quelqu'un ?

Pour moi la vraie bienveillance passe par l'acceptation du chemin de chacun, ce qui ne veut pas dire "laisser faire et ne rien dire" mais "parler de soi et de son propre chemin, sans chercher à convaincre, simplement dans l'échange".

Cordialement :-)
Koa
Commentaire n°18 posté par Koa le 22/02/2010 à 21h52

  http://claire.video.free.fr/Blog/photos/demenagement.png

 

 

 

 

 

http://claire.video.free.fr/Blog/photos/bouton-pacs.png

 

c600x188-1527773a2b-copie-1.jpg

 

Rechercher

267k-5e00sw1mpwxm-glfs9

 

 

 

      Ma Page sur Hellocoton

 

 

 

 

 

 

        http://www.wikio.fr

 

 

 

 

        Il y a actuellement

 1  personne(s) sur ce blog



     

 


Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés